Le Groupe BNP PARIBAS soutient un programme pour l’autonomisation de 30.000 femmes

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Le Groupe BNP Paribas a décidé de soutenir au Sénégal le Programme d’autonomisation des agricultrices du Sénégal qui devrait concerner près de 30.000 femmes à travers tout le territoire national. En partenariat avec Onu-femmes, une délégation du Groupe BNP Paribas, en présence d’Antoine Sire, Directeur de l’Engagement d’Entreprise et membre du Comité exécutif de BNP Paribas était présente dans notre pays. La délégation s’est rendue dans le Nord, à la rencontre du Réseau des femmes agricultrices du Nord (Refane). BNP Paribas met ainsi en œuvre son concept d’engagement à destination de la société civile.

Le Programme développé par ONU Femmes, dirigée au niveau régional par Oulimata Sarr entre dans le cadre du concept HeForShe (le programme de l’Onu pour l’égalité hommefemme) en partenariat avec BNP Paribas au Sénégal s’étend jusqu’à 2021 et est doté d’une enveloppe d’un milliard de FCFA. Près de 30.000 femmes seront intégrées dans le programme d’ici 2021. Ce mercredi 07 mars 2019, le Directeur de l’Engagement d’Entreprise de BNP Paribas, Antoine Sire et sa délégation, accompagnés par des experts d’ONU-Femmes sont allés à la rencontre du Réseau des femmes agricultrices du Nord. « A l’initiative de la directrice régionale d’OnuFemmes, Oulimata Sarr, ce programme va concerner 30.000 femmes. Il va les aider à la fois à réinventer l’agriculture, à reconquérir des terres et à gagner en autonomie sous quatre angles. Le premier angle, c’est l’accès à la terre; il s’agit de les aider auprès des autorités locales à obtenir le droit à la terre. Elles ont besoin de soutien dans ce domaine bien qu’elles soient très actives. Ensuite, l’accès aux technologies et aux savoirs. Aujourd’hui, plus une agriculture essaie de se passer de pesticides chimiques et d’être résiliente au climat, plus elle a besoin de compétences. Le troisième axe vise à accompagner les femmes dans leur autonomie financière. Le quatrième point, c’est qu’il faut qu’elles aient accès au marché, qu’elles parviennent à trouver les bons débouchés. Il s’agit là des quatre points majeurs qui seront réalisés par ce programme. ONU Femmes va se brancher sur les associations femmes qui existent aujourd’hui. La plus importante, c’est le Réfane qui compte 16 000 membres sur les 30.000 femmes concernées par le programme. Les autres appartiennent à des associations qui sont plutôt basées dans le Sud. C’est un programme de très grande envergure qui va jouer à la fois un rôle sur les conditions des femmes et sur l’agriculture sénégalaise », explique Antoine Sire.

Le Sénégal, un formidable laboratoire                                                                                                              Sur la pertinence du choix du Sénégal, Antoine Sire note que notre pays est un excellent laboratoire des phénomènes de changements de climat. « Le Nord du Sénégal fait partie des endroits les plus touchés par le réchauffement climatique. C’est un vrai laboratoire pour le monde. Dans le village où nous étions le mercredi 07 mars, il y avait 400 hectares cultivables, les hommes étaient partis, la terre était en train presque d’être abandonnée. Les femmes ont reconquis 100 hectares, les hommes sont alors revenus pour reconquérir 300 hectares parce que les femmes ont montré qu’elles arrivaient à le faire. Il faut aujourd’hui accompagner ces femmes pour qu’elles y développent une agriculture résiliente au changement climatique. On est aussi très engagé dans les énergies renouvelables. On a vu très vite que les femmes de Réfane ont des besoins dans ce domaine. Nous avons également entrepris d’autres actions, par exemple nous travaillons avec Onu Environnement pour financer à partir des fonds de pension, le passage des 6 millions d’agriculteurs de l’Etat d’Andhra Pradesh en Inde à une agro-écologie sans pesticides », explique le Directeur de l’Engagement d’Entreprise du Groupe BNP Paribas.

Dans les pays du Sud, illustration de cet Engagement                                                                                Les pays du Sud restent un élément très important de l’Engagement de BNP Paribas. « Après avoir considéré que l’on doit intégrer dans notre façon de travailler plus d’attention aux problèmes liés au climat, aux déséquilibres entre les territoires, aux inégalités entre les personnes, il serait difficile de ne pas considérer les pays du Sud comme un élément très important de cet Engagement. Nous sommes convaincus que la façon dont seraient réglés ces sujets dans cette partie du monde sont à l’origine de réflexions conduisant à la mise en place d’actions applicables dans le monde entier » conclut Antoine Sire

Par Abdou Karim DIARRA




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